Articles et rapports

10 septembre 2009 :
Chronique d’actualité n°1

Dans cette première chronique, qui sera renouvelée régulièrement, je traite trois sujets : la reprise économique, la régulation financière, le cadre général de la politique européenne.

• Oui, les Etats et les banques centrales ont réussi à empêcher la dépression grâce à leur intervention massive l’an dernier. Bravo pour leur ralliement au keynésisme, et fin des débats sur le trop ou le trop peu. Ils ont même redonné santé au système financier en termes de liquidités et de profits, et comme ceci est visible, cela rend d’autant plus intolérable le scandale des bonus.

• Mais si la récession paraît enrayée, les conditions d’une reprise durable ne sont nullement réunies. Les dirigeants le savent et heureusement ils ne pratiquent pas la méthode Coué. Il est vrai que ce serait particulièrement maladroit quand les drames du chômage vont prendre encore plus d’ampleur et que les réactions sociales seront vives. Mais pourquoi la reprise ne s’annonce pas durable ?

- Où seront les moteurs de la demande globale ? Les Etats-Unis ne serviront plus de locomotive. Obligés d’épargner plus et de dépenser moins, ils vont tenter de se redonner une force d’exportation ; et la stimulation de la demande par l’Etat va devoir se poursuivre (on parle très sérieusement de la nécessité d’un nouveau plan de relance en 2011), ce qui sera très difficile en raison de la montée de la dette.

- Est-ce que l’Asie peut prendre le relai ? La croissance chinoise est et restera forte, mais son poids dans l’économie globale n’est pas encore suffisant pour qu’elle tire le monde entier. De plus la relance chinoise ne paraît pas remettre en cause un modèle de croissance tourné vers l’exportation. Dans ces conditions on comprend bien la pression des anglo-saxons pour que l’Allemagne et la Chine développent leur consommation intérieure. Leurs excédents commerciaux ont baissé de moitié depuis l’éclatement de la crise, mais cela ne signifie pas des changements de leur modèle de croissance, c’est l’effet de la baisse de la demande de l’Occident. Dans ces conditions chacun veut exporter plus qu’importer et la compétition économique va encore s’exacerber. La baisse du dollar, qui intervient maintenant parce que les investisseurs ont moins besoin de s’en servir comme refuge, annonce pour demain ou après-demain l’éclatement d’une crise des monnaies.

- En Europe les difficultés très graves de certains pays ne semblent pas intéresser les discours officiels ni de la Commission ni du Conseil. Et comme le soulignait Michel Aglietta dans notre livre « A la recherche de l’intérêt européen », l’Europe risque une fois de plus de reprendre la croissance plus tardivement que les autres et surtout avec un potentiel de croissance encore réduit.

• Le débat de politique économique est actuellement posé en ces termes : « les dirigeants politiques et les banques centrales vont être pris dans un dilemme : prolonger le soutien et provoquer l’inflation, resserrer les boulons et contribuer à la rechute » (avec le risque d’une crise beaucoup plus grave que celle de 2008). (Nouriel Roubini). En fait l’accord paraît général pour dire que les gouvernants n’ont pas le choix : il faut continuer de soutenir. En effet, le secteur privé est en trop mauvais état pour servir de moteur, d’ailleurs l’investissement industriel chute. Le secteur privé doit résorber le surendettement du passé, et l’industrie est en grande incertitude quant au soutien qu’il peut obtenir du secteur financier. Celui-ci, qui n’a nullement traité ses problèmes de structures, et qui bénéficie toujours des garanties publiques, souscrit actuellement de préférence les obligations des grands Etats et des grandes entreprises. Dans un papier judicieux, Gillian Tett s’interroge « où est passée la liquidité ? ». Apparemment, ce n’est ni pour les PME, ni pour les investissements de long terme. Quant à l’inflation, ça n’est pas un problème immédiat, ce sont plutôt les risques de déflation qui inquiètent. Mais demain oui et on ne sait pas quand, un début crédible de reprise risque fort de s’accompagner d’un coup d’inflation globale (à commencer bien sûr par les prix du pétrole). D’où rechute… Les débats ne soulignent pas encore clairement les graves problèmes structurels du capitalisme à résoudre : les modèles et les stratégies du secteur privé ; l’efficacité du secteur public (malheureusement la nécessité absolue de restaurer une capacité d’investissement plutôt qu’un simple soutien social passif n’est pas encore comprise, en tout cas en France) ; Quant à la régulation de la globalisation, seul le problème financier surnage. Les problèmes structurels du commerce et de l’industrie attendront. Dans un autre papier Gillian Tett met en évidence le fait que les financiers vont devoir prendre en compte les risques pour eux-mêmes de la contagion globale de leurs errements, et les industriels les risques concentrés dans des maillons de la chaîne globale de création de valeur. Ceci annonce des fractionnements de la globalisation, en même temps que des stratégies de consolidation des zones régionales.

• Où se situe le problème central en matière de régulation du système financier ? La réponse des grands observateurs anglo-saxons est : au niveau du système bancaire. Adair Turner, président du FSA britannique, a eu le courage de le dire sans ambages : l’efficience des innovations financières de marché était largement un leurre, et le système bancaire et financier a prélevé une rente abusive sur l’économie réelle. Deuxièmement, et ceci est souligné par Martin Wolf, le système bancaire a pour ce faire bénéficié d’une masse de garanties publiques implicites, et de la détaxation des charges du crédit. Pire encore et on ne pouvait pas faire autrement, quand la crise du système éclate les contribuables sont appelés à la rescousse. Les grandes banques cartellisées ont pris des risques en pouvant compter sur la socialisation des pertes le moment venu. Bien peu de dirigeants européens ont reconnu cela publiquement ; les gouvernants défendent « leurs » banques dont il y a peu on les disait basiquement saines , et ils craignent les réactions sociales si l’on mettait les choses sur la place publique. C’est ainsi qu’ils ont refusé les stress-tests que Tim Geithner a su conduire aux Etats-Unis : ici la transparence n’est pas la règle. Je regrette de n’avoir pas assez prêté d’attention aux enquêtes de Nellie Kroes, commissaire à la Concurrence, qui s’attaquaient à la cartellisation bancaire. Et il faut rappeler que Mc Creevy, le commissaire responsable, a décidé dès sa prise de pouvoir en 2004, avec l’aval des institutions européennes, une pause réglementaire générale !

• La résistance du système bancaire et financier aux Etats-Unis comme en Europe face à toute transformation significative, est considérable, et dans ces conditions, les questions de la vision et du courage des responsables politiques - et d’ailleurs aussi privés - sont posées.

Dans un excellent papier « Rules of the game » (dans Financialworld), Nicolas Véron montre que le plan Obama du 17 juin en cours de discussion au Congrès offre une vision qui touche à l’essentiel. Il veut établir une séparation entre les institutions financières systémiquement importantes et les autres. Et pour les premières, qui sont too big to fail, la régulation propose des standards prudentiels stricts (relèvement des ratios fonds propres / dettes, restrictions des facilités de crédits assorties d’un transfert des risques sur les marchés, exigence pour ces établissements d’établir des « testaments » c’est-à-dire de s’obliger à des responsabilités en cas de faillite). Par contraste on ne voit rien de tel dans l’Union européenne.

Mais pourquoi ? Parce que les Etats défendent leurs champions bancaires et sont rivaux les uns les autres. Ainsi la gêne de Mme Lagarde était-elle visible face aux mesures américaines. Les standards prudentiels des banques européennes devront être impérativement réformés, sinon l’Union ne fera que mettre des rustines à son système financier.

La bonne nouvelle dans l’Union c’est la qualité du rapport de Larosière, et le fait que le Conseil et la Commission l’aient adopté. Mais bien entendu entre les intentions et les actes il y a du chemin. D’une part, comme je viens de le dire, il n’y a pas de vision commune sur le cœur du problème, et d’autre part les souverainismes nationaux vont dresser des haies d’obstacles. Et si Adair Turner est un homme courageux, il n’en demeure pas moins que la Grande-Bretagne devra faire un choix douloureux : si l’Union européenne demeure fragmentée, la position stratégique de La City sera compromise dans une recomposition globale où les Etats-Unis auront su reprendre un rôle leader pour la régulation (la leur, car pour la régulation financière mondiale, c’est une toute autre paire de manches).

• La compétition entre Paris et Londres pour le leadership en matière de place financière n’est pas de bon augure. Il faut choisir : vouloir être un champion de la régulation peut n’être pas compatible avec la guerre des rivaux. Jean-Pierre Jouyet a produit un article remarquable cet été, stigmatisant publiquement le double discours des banques. Ainsi, après la délocalisation de la plate-forme électronique cash de Nys-Euronext à Londres, il demande aux établissements français si oui ou non ils veulent consolider la place financière. Mais aussi il souligne que cette délocalisation pose un problème non pas tant en terme commercial, mais plutôt d’intérêt public. Les plates-formes électroniques sont un lieu majeur de transactions occultes. Or ces infrastructures relèvent d’une notion de bien public, car un problème de juste formation des prix est posé. Ceci me rappelle la bataille qu’avec une minorité j’ai menée au Parlement européen lors de l’élaboration de la directive MIF. Il s’avère donc que le compromis n’a pas été bon. Encore une pierre dans le jardin des régulateurs.

• Je n’oublie pas la question des bonus, et les débats plus ou moins hypocrites sur son importance sont révélateurs. Ainsi les anglo-saxons peuvent-ils avoir de brillantes idées sur les véritables problèmes et la nouvelle régulation bancaire, mais ils n’en oublient pas moins les intérêts de leur place financière, ce qui les conduit à minimiser le scandale des bonus. Bien sûr il s’agit pourtant d’une des clés du problème systémique. Pour simplifier, je ferai la comparaison avec le football. Si les grands clubs ne peuvent plus s’arracher les meilleurs joueurs à prix d’or, leurs performances chuteront, ils ne pourront plus faire rêver les foules, et gagner du fric. De même les grandes banques ont impérativement besoin des compétences d’excellence pour la course à la rentabilité. Rappelons aussi que le modèle économique des grands clubs ne repose pas seulement sur la capture des meilleurs joueurs, mais aussi sur la capacité qu’ils ont de s’endetter massivement, et de faire levier du crédit, tout en se donnant un matelas de garanties financières grâce à leurs supporters, par exemple tous les produits dérivés, et aux collectivités locales. Idem pour les grandes banques, et là nous sommes tous clients et ce sont les Etats qui garantissent.

Encore un mot, Gillian Tett, décidément en verve, pose la question : pourquoi n’y a-t-il pas plus de top bankers en prison ? En effet, lors du grand scandale des caisses d’épargne aux Etats-Unis dans les années 1990, des milliers ont été incarcérés ; mais cette fois très peu (Madoff comme symbole). Pour Gillian Tett ceci est dû à l’extrême opacité des tractations du système actuel et au très grand nombre des participants à celles-ci. Face à cela, les Cours de Justice ne disposent ni des informations ni des savoirs nécessaires. Pour elle il y a besoin d’inventer une Cour de Justice spécialisée transfrontières.

• La rentrée politique dans l’Union européenne est marquée par la présentation des grandes orientations politiques de M. Barroso au Parlement européen.

M. Barroso abuse de catalogues d’intentions et de références aux valeurs, il surfe sur les obstacles réels et ceci le décrédibilise. Par exemple, comment prétendre, sans argument à l’appui, que les citoyens sont au cœur du projet, que la solidarité, c’est l’économie sociale de marché, ou encore que notre système normatif nous désigne comme le champion de la gouvernance mondiale ? Ceci ne peut que provoquer la colère de lecteurs innocents, et je m’en abstiens, en prenant soin de bien lire, en tentant de décrypter les codes, et en soulignant ce qui me semble positif.

L’intention de départ est d’offrir une vision pour l’UE à l’horizon 2020, grâce à la transformation de l’actuelle stratégie de Lisbonne en une stratégie de convergence et de coordination. Là le décryptage du code est intéressant car actuellement de convergence et de coordination entre les Etats membres, il n’y en a pas, et ce sont deux montagnes à franchir. Mais comment ? M. Barroso va-t-il, beaucoup plus qu’auparavant, affronter les Etats et les opinions publiques ?

• Le texte est structuré en quatre défis, que je commente brièvement.

Tout d’abord le premier est de garantir une sortie de crise efficace : c’est là que le besoin de convergence et de coordination est criant. or M. Barroso craint d’en dire plus. Il annonce qu’il faudra de la discipline budgétaire mais que ça prendra du temps : nous voilà bien avancés ! Ce qui me soucie particulièrement est que le texte ne dit rien de concret face à la montée rapide du chômage dont on sait qu’elle va durer. J’apprécie la référence au besoin de dispositifs de formation pour accroître les compétences, mais il n’y a aucune précision à l’appui. Quant à la régulation financière, dire qu’il en faut et que la Commission soutient le rapport de Larosière marque effectivement une rupture d’intention. Mais sans vision ni engagement à la clé.

Deuxièmement : être à la pointe de la lutte contre le changement climatique. Pourquoi cette affirmation incroyable selon laquelle « l’Europe s’apprête à tirer un bénéfice énorme de ses investissements », alors qu’actuellement ils sont en panne, tandis que la Chine et les Etats-Unis lancent d’ambitieuses stratégies de compétitivité ? Certes le paquet climat nous donne un avantage au plan normatif, mais sans investissements massifs énergétiques et de transports à la clé, l’avantage sera vite perdu. Sur ce point toutefois je me réjouis que la Commission propose un objectif de décarbonisation de notre approvisionnement en électricité et de tous les transports.

Troisièmement, un catalogue à la Prévert fait état de l’objectif de développement de nouvelles sources de croissance et de cohésion sociale. L’intention d’une nouvelle stratégie pour notre politique industrielle pourrait être saluée, à condition de ne pas oublier que de stratégie qui soit nôtre il n’y en a pas depuis plus de quinze ans. J’apprécie encore l’insistance sur le besoin de développer les compétences humaines, malheureusement M. Barroso ne revendique ni nouveaux pouvoirs ni nouveaux moyens d’action pour la Commission, alors qu’ils sont extrêmement faibles. En matière d’immigration, M. Barrot est plus ambitieux et plus clair, lorsqu’il préconise d’accepter plus d’immigrés au titre de l’asile et de partager les coûts de l’immigration entre les Etats-membres ; ces notions ne figurent pas dans le texte de M. Barroso.

Le marché intérieur est un atout essentiel de l’Union, et la Commission veut lui donner une nouvelle impulsion en traitant les chaînons manquants. Je retiens surtout deux objectifs utiles : un agenda numérique et un super réseau européen électricité-gaz. Pour le reste, que de flou, et surtout rien n’est dit sur le problème de dilution du marché intérieur dans les marchés mondiaux. Alors qu’on attend une nouvelle stratégie de politique commerciale, l’objectif même n’est pas annoncé.

Quatrièmement, une fois de plus la Commission souhaite faire avancer l’Europe des citoyens. Je note la préoccupation relative à leurs pensions, mais elle n’est assortie d’aucune considération. Plus intéressant me paraît cet objectif : « en 2020 tous les jeunes d’Europe devront avoir la possibilité d’effectuer une partie de leur parcours de formation dans d’autres Etats membres ». Chiche ! Autre idée stimulante : « la Commission redoublera d’efforts pour être réellement présente et communiquer sur le terrain dans les Etats-membres et les régions ». Re-chiche ! Espérons que les Etats membres l’aideront à s’implanter et soutenons la Commission.

Enfin l’Europe veut bien sûr s’ouvrir une nouvelle ère pour devenir un acteur global. Là, le texte se repose carrément sur la ratification préalable du traité de Lisbonne qui lui donnerait de nouveaux moyens. Mais quant à la politique à mener, rien de neuf. Sauf ceci, qui me préoccupe : M. Barroso évoque des alternatives à l’élargissement pour nos voisins qui ne deviendront pas membres. Sans le dire explicitement ceci est dit pour faire plaisir à la France et à tous ceux qui ne veulent pas de la Turquie. Comme le soulignait récemment l’ancien commissaire Marcelino Oreja lors d’une conférence à l’IFRI, des institutions y ouvrent solennellement des perspectives d’adhésion à de nouveaux pays et qui ensuite les referment sans autre forme de procès perdent leur crédibilité.

Le texte de M. Barroso parle ensuite des moyens. Je me réjouis de deux de ses considérations. La première consiste à souligner le manque d’investissement (pourtant il a dit le contraire s’agissant de la lutte contre le changement climatique). Pour pallier à cette carence, le seul élément nouveau mais utile, annoncé est un nouveau cadre pour les partenariats public-privé. Deuxièmement, M. Barroso souhaite une réforme de fonds en comble du Budget européen, sans éluder les ressources propres. Là il faut dire bravo et allons-y.

Pour terminer, soulignons que la Commission propose au Parlement européen un « partenariat pour le progrès ». C’est dire à quel point M. Barroso sait qu’il va devoir compter jour après jour avec l’approbation du Parlement, s’il est réélu président de la Commission.

• Il va être impératif d’aiguiser le débat pour obliger la Commission et le Conseil à sortir du bois et à s’engager véritablement à faire du neuf. La première étape va consister en la structuration d’un véritable agenda sur lequel ils devront rendre des comptes. Je note en ce sens des propositions tout à fait intéressantes. Par exemple quand Mario Monti propose une sorte de compromis historique : achevons le marché unique, moyennant une harmonisation fiscale et une dimension sociale, et un véritable Budget. M. Fillon, lors de la conférence des ambassadeurs à Paris, déclare : « cette stratégie commune doit s’appuyer sur deux piliers : d’abord l’exploitation maximale des potentialités du marché intérieur grâce à une démarche beaucoup plus volontariste en matière d’investissements et ensuite une programmation commune et réaliste du rétablissement des finances publiques ». Très intéressant, mais encore faudra-t-il que Paris ne se contredise pas en refusant le combat pour la valorisation du Budget européen.

Pour ce qui concerne Confrontations Europe nous avons multiplié les propositions visant à bâtir le marché intérieur comme un camp de base dans la mondialisation, avec la mise en place de biens publics et d’investissements structurants ; nous avons de même préconisé le développement de nouvelles politiques communes pour l’énergie, l’industrie et l’éducation ; et nous préconisons d’aller vers une réforme de l’Union économique et monétaire avec une politique macro-économique et un Budget, sans lesquels l’Union ne peut prétendre être un acteur global. Nous allons poursuivre notre action pour faire avancer ces idées en prenant bien soin de les resituer dans l’agenda communautaire en cours de formation. En commençant par la réforme du cadre de la stratégie de Lisbonne, et sur les fronts de la régulation financière, de l’industrie, et du Budget. Si besoin est, et si les carences des institutions se confirment en dépit des intentions et après que le traité de Lisbonne ait été ou non ratifié, nous redonnerons forme à l’idée d’un saut qualitatif dans l’esprit d’un nouvel Acte unique européen.

Philippe Herzog, 10 septembre 2009.

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