Article paru dans Confrontations Europe, la Revue n°125, avril-juin 2019

 

 

Libre Propos pour la revue Confrontations-Europe n° 124

 

D’AUTRES OPTIONS DOIVENT ETRE ENVISAGEES

 

Retrouver l'article en PDF

 

Le mouvement des gilets jaunes a fait surgir des réalités sociales que les dirigeants du pays ne voyaient pas et une exigence populaire de participation. Emmanuel Macron a reconnu que la révolte était juste et le débat national qui s’engage s’annonce ouvert… mais le président ne veut pas revenir sur certaines mesures ni changer le cap de son programme. Pourtant le débat devrait aboutir à des corrections et ouvrir d’autres options.

On ne peut pas durablement défendre le pouvoir d’achat et atténuer les inégalités par la dépense sociale dans un pays qui ne crée pas assez d’emplois et de ressources disponibles. L’examen critique de la politique économique doit donc s’inviter dans le débat. Les réformes pour libéraliser le marché du travail et faciliter l’accès à la formation professionnelle et continue sont justifiées mais leurs impacts seront limités par les énormes carences de l’offre de formation. La faiblesse des investissements publics, humains et productifs et de la compétitivité de la France sont des handicaps qu’un pouvoir central prenant appui sur une hyper-administration ne pourra pas lever. Il est crucial de donner pouvoir aux collectivités et aux acteurs territoriaux pour mobiliser les porteurs de projets.

La fiscalité est dans le débat mais cette question est indissociable d’une autre, populaire, « où va l’argent ? ». Le président a préféré miser sur l’entrée des capitaux extérieurs et la confiance des plus fortunés pour financer l’économie française. Il justifie ainsi la suppression de l’impôt sur la fortune, il faudrait au contraire rendre cet impôt incitatif. D’autre part, une compression massive des dépenses administratives improductives permettrait une réallocation des ressources budgétaires, et l’abondante épargne des Français devrait être orientée vers des investissements de long terme dont les coûts et les risques seraient réduits par la mutualisation des ressources. Il est grand temps de faire rentrer la finance en société.

La question démocratique est irrépressible, il faut s’attaquer au clivage profond qui s’est creusé entre les « élites » et le « peuple ». La légitimité électorale du pouvoir est réelle mais sa représentativité sociale est faible. La suppression du monopole de l’ENA pour l’accès aux fonctions publiques dirigeantes est donc une revendication juste. L’expérimentation d’un référendum d’initiative citoyenne sera utile si elle ne s’inscrit pas dans l’exercice d’une démocratie directe conçue comme un contre-pouvoir. Co-construire implique de s’attaquer à l’élitisme républicain dès l’école, susciter une rotation des rôles dirigeants, assurer l’accès de la société civile aux institutions, créer un espace public de communication…

Le rapport de la France à l’Europe ne saurait être absent du débat national et renvoyé aux joutes électorales à suivre. Emmanuel Macron a raison de prôner une « souveraineté européenne » mais nos Etats nations, français et allemand inclus, cultivent la souveraineté nationale. Ils sont rivaux et non coopératifs sur un marché dominé par les puissances financières. Dans ces conditions, la plupart des mouvements populaires, en France comme ailleurs, se replient sur la nation. Posons-nous la question : quelles politiques communes voulons-nous partager ? Pour créer un désir d’Europe, une volonté d’appartenance, celles-ci devront pouvoir toucher directement les gens dans leur vie

quotidienne. Des priorités absolues sont aujourd’hui négligées alors qu’elles toucheraient directement les gens dans leur vie quotidienne : l’accès à un marché européen du travail et de la formation, une éducation européenne, la rénovation de l’habitat et des transports, une division intracommunautaire du travail... Il faut impérativement faire appel aux acteurs de terrain pour qu’ils créent eux-mêmes les solidarités humaines, productives et écologiques qui dynamiseront l’Union. Ils devront pouvoir multiplier les projets en coopérations transfrontières qui créeront une cohésion interterritoriale.

L’Union devra aussi se doter d’attributs de puissance publique pour être capable d’initier un nouveau régime de croissance en Europe et de devenir un véritable acteur géopolitique : un budget européen, une Union de financement, une stratégie de compétitivité industrielle. Ceci n’est possible que si on entreprend une grande transformation du capitalisme en Europe, car les inégalités de puissance entre les Etats européens, entre le capital et le travail, sont sources de déséquilibres fondamentaux. Des luttes sociales convergentes doivent s’emparer de ces défis. Elles doivent aussi ouvrir les portes de l’immigration dans une perspective hardie de co-développement.

Depuis le traité de Maastricht, les campagnes pour les élections européennes ont été conduites en sur-jouant un choix entre « pour ou contre l’Europe », alors que nous aspirons tous à l’Europe autrement. Sur le continent tous les peuples européens veulent massivement rester dans l’Union mais tous sont insatisfaits de sa politique. Pour la première fois essayons d’avoir un débat sur les mandats que nous voulons voir assumer demain par les dirigeants des institutions communautaires. Françaises, Français, encore un effort pour devenir Européens !

 

14 janvier 2019

Libre Propos, Confrontations Europe La Revue n°121

Avril 2018

 

L'Europe n'a de sens et de fondement que si les Européens ont conscience et fierté de leur européanité, et s’ils veulent et peuvent former les projets ensemble pour faire société. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, beaucoup se replient sur l’État-nation qui incarne leur identité. C’est pour moi le signe et le risque majeur d’une décomposition du projet politique européen.

Libre Propos, Confrontations Europe La Revue n°120

Le 12 décembre 2017

2018 va être l’année de préparation d’un nouvel agenda politique pour l’Union. Si on ne réussit pas à ouvrir une perspective populaire positive, le marasme et les risques de désintégration s’accentueront. L’européisme du Président est bienvenu mais il ne doit pas masquer le sentiment croissant ici et ailleurs d’une Union subie comme une contrainte et non un espoir. Et il ne suffit pas de se contenter de plaider l’intégration économique et la consolidation de l’euro.

Après le discours d'Emmanuel Macron, le 27 septembre 2017

 

Avec l’association Confrontations Europe j’ai mené combat pour la refondation de l’Union européenne depuis de nombreuses années. Nous avons réuni des amis de plusieurs pays autour d’un pacte de reconstruction et d’un manifeste pour une Eurozone solidaire et intégrée, multiplié les initiatives pour régénérer une conscience européenne, inventer une démocratie plurinationale, mener un combat de civilisation. Aussi je me réjouis qu’un chef d’Etat lance aujourd’hui une proposition de refondation. C’est un événement. Dans son plaidoyer vibrant à la Sorbonne Emmanuel Macron saisit le moment et veut faire l’histoire ; il se pose en leader alors qu’il n’y a pas d’autres références sur la scène européenne, hormis celle toute récente du président de la Commission, qu’il n’aurait pas dû négliger. Il aurait pu aussi saluer Angela Merkel, qui a porté l’Europe et incarné sa force dans le monde ; elle sort à peine d’élections difficiles et l’appeler à l’audace manque un peu d’élégance.

 

 

 

Par Philippe Herzog, président fondateur de Confrontations Europe, ancien Député européen et conseiller spécial auprès de Michel Barnier à la Commission européenne


Emmanuel Macron commence à mettre en œuvre méthodiquement son programme. Les réformes ouvrent des perspectives de changements ambitieux et positifs pour la France mais la société française va-t-elle s’impliquer et le Président peut-il la rassembler ? Et la façon dont le Président engage sa politique européenne, très discutable à mon avis, ne risque-t-elle pas de diviser les Européens plutôt que de les unir ?

Le programme du Président est libéral au bon sens du terme : libérer les potentiels d’initiative et de créativité des Français. Cette « libération des énergies » doit permettre de relever le potentiel de croissance et d’emploi, elle ne signifie pas pour autant plus d’injustices. Au contraire, rendre ce pays plus productif et capable d’insérer ses exclus, c’est le même combat. Mais si les Français saisissent parfois le bien fondé des réformes, ils réagissent quand elles impactent leur situation personnelle – ce qui est forcément le cas – et le plus souvent l’intérêt catégoriel prime sur le bien commun. Toute réforme est source de discorde dans ce pays, le Président doit bien écouter les critiques et les propositions mais en aucun cas renoncer.

Une bonne pédagogie est nécessaire et néanmoins non suffisante.

L’appel lancé aux Français dans le discours prononcé début juillet devant le Parlement réuni en Congrès est tombé à plat. J’ai été surpris de ne pas entendre une pédagogie de la situation de la France et des efforts à accomplir. Piqué au vif par les critiques, Emmanuel Macron a commencé de le faire.

Il pense sans doute à son prédécesseur quand il dit « nous sommes un pays de météorologues ». En guise de diagnostic de la crise François Hollande annonçait qu’après la pluie, le beau temps revient. Il prétend que la reprise économique actuelle est le fruit de sa politique. En réalité nous sommes portés par celle de l’économie mondiale et par les efforts de stabilisation accomplis par la Banque Centrale et l’Union européenne ; et la reprise est fragile, car la crise financière internationale risque fort de rebondir. Demander à Emmanuel Macron de mettre un bémol sur les réformes structurelles est irresponsable, tout retard risque de coûter très cher demain.

L’action du gouvernement à court terme veut s’inscrire dans une visée de progrès à moyen et long terme, mais chaque étape ne se comprend qu’en lien avec les suivantes. La société est fragmentée, souvent désabusée, désemparée, et pourtant les réformes ne peuvent réussir sans qu’elle se les approprie, or il ne semble pas que le Président ait une stratégie pour inciter la société civile à se construire, à porter des projets et à coopérer, ni pour sortir l’administration publique de sa sclérose.

En l’état la réforme du code du travail est une avancée ; certes elle n’ouvre pas une perspective de cogestion, mais ceci supposerait un esprit de coresponsabilité qui n’est pas (encore) celui des Français et de leurs organisations. Cela étant, le dialogue et la flexibilité rendus possibles ne porteront pas les fruits annoncés si on ne développe pas une culture de gestion et si la réforme à venir de la formation professionnelle et continue n’est pas de grande ampleur. La France est un des pays les plus arriérés d’Europe à ce sujet. D’autre part la réforme à venir des indemnités pour les transitions personnelles dans la vie active implique de profonds changements en matière de protection sociale. Il y aura des gagnants et des perdants.

Il y a un trou noir dans cette chaîne des réformes annoncées : il manque une stratégie nationale de redressement industriel. Quarante ans de désindustrialisation ont déprimé notre économie et creusé des déficits extérieurs dramatiques, et ceci plombe le développement de l’emploi.

La réforme des finances publiques est une énorme étape devant nous. La France est le seul pays de la zone euro dont le déficit demeure supérieur à 3% du PIB, et l’inefficacité de l’administration publique est un problème structurel de longue date. L’objectif du Premier ministre est justifié : stopper la hausse de la dépense publique en valeur réelle et rentrer dans les clous dès 2017. Pour cela il n’a pas d’autre choix immédiat que la méthode du rabot. Mais le rabot soulève des tollés et il peut être contre-productif à moyen et long terme : on ne peut pas assainir les finances sans réforme de l’Etat, de ses missions et ses incitations, ni sans une véritable décentralisation et la coopération d’acteurs aujourd’hui divisés dans leurs statuts. Or la France ne peut plus se permettre de ne pas repenser ses services publics. Je me réjouis des annonces de réformes substantielles pour l’éducation nationale, en ce domaine l’espoir renait.

La politique européenne de la France me préoccupe beaucoup. Certes notre Président est europhile et volontaire mais son discours à Athènes me reste en travers de la gorge. Celui du Président Juncker offre une meilleure perspective, il faut ouvrir le débat.

Un diagnostic de la crise politique de l’Europe est indispensable. Le refus de politiques communes par les « grands » Etats – France, Allemagne, Royaume-Uni – a miné l’Union et ces pays sont aussi depuis vingt ans les naufrageurs du budget européen. Aussi faut-il consentir à une autocritique nationale, et ne pas stigmatiser les autres.

Non, nos diversités et divisions ne sont pas « petites » et méprisables. Les peuples du Centre et de l’Est ont connu des misères incomparables aux nôtres et ils veulent acquérir une indépendance dont – à la différence de nous – ils ont été privés pendant des siècles. La charge d’Emmanuel Macron contre la Pologne n’est pas acceptable. Il ne faut pas confondre un peuple et son Président, d’autant plus que le mouvement de contestation de la politique gouvernementale est fort en Pologne. Et n’oublions pas qu’en matière de souveraineté, tous les pays européens ont leur populisme.

Je m’oppose à la notion d’une Europe à plusieurs vitesses prônée par notre Président. Elle existe déjà et cela nous divise. Le risque est tout simplement la désintégration de l’Union, avec la montée des violences à nos frontières. Après le Royaume-Uni…la Pologne, la Hongrie ? Pour refonder l’Europe il faut d’abord vouloir se rassembler et retravailler ensemble valeurs, politiques, et institutions.

Le Président Juncker nous propose d’accroître les dimensions fédérales de l’Union toute entière : pour moi c’est excellent et répond à la vocation de la construction de l’Europe qui est l’unité dans la diversité[1]. Consolider l’Eurozone est nécessaire mais dans une perspective de consolidation de toute l’Union. Emmanuel Macron avance de bonnes propositions qui reprennent des travaux français : Fonds monétaire européen, budget, fonds d’investissements, coopérations structurées… Mais on ne doit pas les réserver à l’Eurozone, même si elle doit disposer d’une certaine autonomie. Il ne faut donc pas créer un Parlement qui lui soit propre. Je me réjouis que Jean-Claude Juncker lance un objectif majeur : faire de l’euro à moyen terme la monnaie de toute l’Union ; et qu’à court terme il veuille doter l’Union d’un pouvoir de décision en matière fiscale et de politique extérieure. La refondation ne devra pas reposer seulement sur l’initiative franco-allemande, toutes les nations comptent en Europe. C’est dans cet esprit qu’un combat culturel est indispensable, non seulement pour réconcilier l’Est et l’Ouest, le Sud et le Nord, mais aussi pour générer une conscience, une identité paneuropéenne.

Je regrette que les premières initiatives du Président français cultivent les travers nationaux. Faire grand bruit à propos de la directive sur le détachement des travailleurs alors qu’à l’initiative de la Commission un compromis raisonnable avait été trouvé et qu’aujourd’hui elle propose un contrôle plus sérieux : était-ce nécessaire ? En matière de solidarité, chacun voit midi à sa porte ; les Français pensent surtout à défendre leurs acquis sociaux et sont généralement hostiles à l’immigration. Parler d’« une Europe qui protège », c’est ce que les Français ont déjà entendu mais ils le comprennent de façon égoïste. L’Union doit surtout nous pousser à nous ouvrir aux autres pour définir un intérêt commun, partager de nouvelles solidarités.

Il faut soutenir le Président et son gouvernement dans leur volonté de réformes, les aider pour que les choix soient collectifs et réussir la transformation sociale et économique du pays. Et il faut soutenir la perspective ouverte par le Président Juncker pour l’avenir de l’Union. Si les Français sont fiers que leur Président reprenne l’initiative en Europe, ils ne doivent pas la confondre avec leur propension à donner la leçon aux autres. Encore un effort pour devenir Européens !

 

Philippe Herzog, 15 septembre 2017     

 

[1] Philippe Herzog, L’identité de l’Europe, vers une refondation, Essai pour King’s College London, publié par ASCPE Les Entretiens Européens et Eurafricains en mai 2016.

Article de Philippe Herzog paru dans Les Echos, le 3 juillet 2017

Il est temps qu'Emmanuel Macron dévoile un projet mobilisateur aux Français. Notre société affiche de profondes divisions et nombres de citoyens se sentent exclus de la croissance.

Article paru dans la revue La Jaune et la Rouge, juin 2017

L’Europe a été présente dans le débat de l’élection présidentielle, mais de quelle façon ? Quand on examine de près les programmes des candidats, deux ou trois seulement affichent une volonté raisonnable d’engagement de la France en Europe, à défaut d’un désir. Même si une nette majorité de Français veut rester dans l’euro, c’est par prudence, de facto les deux tiers sont eurosceptiques. Cette évolution est catastrophique. Il n’est pas trop tard pour l’enrayer et il est urgent de mener un combat à la mesure du défi.

Entretien réalisé entre Philippe Herzog et Antoine Guggenheim pour Confrontations Europe, la Revue n°117.

Critiquée, mal aimée, délaissée, l'Europe institutionnelle ne parvient pas à fédérer. Jugée néolibérale, l'Europe doit être réinvestie, réincarnée par ses citoyens. Comment y parvenir ? Rencontre avec Antoine Guggenheim et Philippe Herzog

Libre propos, Confrontations Europe la revue, n°116

Le 2 janvier 2017

Les temps changent et les choix politiques à faire vont requérir toute notre intelligence.

Commençons par sortir du piège qui consiste à englober les mouvements politiques en cours sous le vocable de « populismes ». Des couches populaires souffrent et changent d’attitude envers la mondialisation : comprenons-les. Méfions-nous des amalgames, comme nous y invite Paul Krugman : les politiques conduites en Pologne et en Hongrie – où notre inquiétude concerne les atteintes aux libertés publiques – ne sont pas les mêmes qu’aux Etats-Unis, où le « populisme » de Trump et de ses acolytes est une pure duperie qui prépare la casse de l’Etat social. Et surtout constatons que coller des étiquettes sert souvent d’alibi à ceux qui refusent de faire leur autocritique. En prétendant rassembler contre les populismes, des élites arrogantes imposent des choix culturels et politiques que nombre de populations rejettent.

Le 15 novembre 2016

L’incertitude est grande sur l’agenda de négociation du Brexit comme sur la stratégie politique à adopter pour faire face aux impacts et préparer l’au-delà de la sortie britannique de l’Union. Brexit il y aura et ce sera probablement un hard Brexit. Préparons-nous à de profonds changements.  Cette chronique propose une réflexion prospective sur la nature des dilemmes et sur les options à prendre.

Libre-propos publié dans Confrontations Europe, la Revue n°115

 

L’identité, c’est la représentation qu’on se fait de soi, du collectif et du monde. Ce n’est pas une essence, c’est un processus vivant dans nos sociétés, une aspiration qui prend appui sur des repères de longue période. Dans la formidable mutation qu’on appelle « mondialisation », ces sociétés sont multiculturelles et interdépendantes comme jamais, mais vivre les différences ne va pas de soi et les crises comme les quêtes d’identité doivent être prises très au sérieux.

Un compagnonnage de 50 ans

J'ai eu le privilège d’être un des amis de Michel Rocard, et ce n’est pas sans émotion que j’écris ces quelques lignes dans un style personnel. Avec tristesse je ressens la fin d’une époque partagée, le besoin de transmettre un peu ce que nous avons fait ensemble, même si c’est avec le sentiment de l’inaccompli par rapport à nos ambitions respectives, différentes mais mutuellement respectueuses. (lire la suite)

 

 

Libre propos paru dans Confrontations Europe n°114, juillet 2016

Je suis profondément affecté par le vote britannique du Brexit. A nos amis d'outre-Manche qui ont tant lutté pour un Remain, je dis que nous restons à leurs côtés. De terribles épreuves sont devant eux, le Royaume-Uni est menacé de décomposition.